30/11/2025 07:54 par SCP GIOANNI POTIER
❗ Sous-location illégale : locations saisonnières
❗ Sous-location illégale : les plateformes explosent… mais la loi est claire.
🏠 Sous-location non autorisée : comment un bailleur peut agir (et comment le commissaire de justice sécurise chaque étape)
La sous-location illicite connaît une forte hausse, notamment via Airbnb, Booking, Abritel, Leboncoin, et autres plateformes de locations saisonnières.
Pourtant, la loi est sans ambiguïté : aucune sous-location n’est possible sans accord écrit du bailleur, précisant également le montant du loyer.
👉 Article 8 — Loi du 6 juillet 1989 (Légifrance) :
https://www.legifrance.gouv.fr/conv_coll/article_lc/LEGIARTI000006940794/
Lorsqu’un bailleur soupçonne une sous-location non autorisée, le commissaire de justice est le professionnel le plus qualifié pour agir rapidement, efficacement… et de manière incontestable.
✅ Comment se déroule concrètement l’intervention ?
1️⃣ Le constat : établir des preuves solides et opposables
Le commissaire de justice peut réaliser différents types de constats selon la situation :
• 📸 Constat Internet : annonces Airbnb, Booking, Abritel, Leboncoin, photos, calendriers de réservations, conditions de location…
• 🚪 Constat sur place : occupation effective, bagages, badges, personnes présentes, code d’entrée, échanges avec les sous-locataires…
• 💬 Constat numérique : messages, avis, transactions, preuves de paiement.
Ces constats sont horodatés, certifiés, et difficilement contestables devant le juge.
2️⃣ La mise en demeure : un rappel ferme et souvent efficace
Une fois les preuves établies, le commissaire de justice adresse au locataire une mise en demeure lui demandant de :
• cesser immédiatement la sous-location illicite ;
• fournir les revenus perçus ;
• respecter les obligations du bail.
Dans de nombreux cas, cette étape suffit à stopper la sous-location.
3️⃣ La procédure (si nécessaire) : accompagner le bailleur jusqu’au bout
Si le locataire persiste, le bailleur peut demander :
• la résiliation du bail ;
• le remboursement intégral des loyers perçus via la sous-location (même via Airbnb) ;
• l’indemnisation des éventuelles dégradations ;
• l’expulsion en cas de décision judiciaire.
Le commissaire de justice reste l’interlocuteur privilégié à chaque étape : actes, notifications, constats complémentaires, exécution de la décision.
🎯 En résumé
• La sous-location sans autorisation est illégale, même sans bénéfice financier.
• Les plateformes saisonnières ne protègent pas le locataire contre la loi.
• Le commissaire de justice sécurise le bailleur, de la preuve à la résolution.